L'envolée..

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mercredi, mai 9 2012

Stay here

stay here

Depuis ces quelques mois, le rythme de ma vie a complètement changé.

Mes pensées se sont tournées vers l'intérieur, j'aspire et je profite d'une grande tranquillité d'esprit . Cela ne m'étais pas arrivé depuis.........en fait, cette tranquillité là, je ne l'a connaissaiS pas. Alors, peut-être, moins d'internet, moins d'écriture, moins de nouvelles mais je vis pleinement ces instants offerts.

Dehors, le jardin est toujours laissé à l'état sauvage, mes rosiers repoussent à vue d'oeil, je ne sais toujours pas comment tailler le cerisier. La pluie a verdit et donné vie à bon nombre de petits plants de fraises, la glycine a ressuscité, les rhododendrons ne m'attendent plus pour s'épanouir. On ne peut pas encore manger dehors cela dit, mais bientôt, très bientôt le petit-dej au soleil.........

Dedans, une nouvelle chambre a pris forme, un petit lit, et une immense commode, blancs attendent mon tout petit. J'aime m'asseoir dans le grand fauteuil, celui qui a accueilli nos heures innombrables de câlins et biberons, à n. et moi. Je reste là, à savourer l'instant, histoire de soulager un peu mon dos aussi, et je lis des histoires de bébé et de mère, évidemment.

Je cours aussi beaucoup encore, rien ne s'arrête encore pour moi, je suis au travail chaque matin, et à la piscine trois soirs par semaine pour soulager mon bassin. La route, les courses, n. qui réclame toute mon attention, j'invite aussi beaucoup d'amis ici, heureuse que je suis, entourée de ceux que j'aime.

J'ai hâte, j'avoue, de faire mon dernier aller-retour maison-travail, de poser enfin mon sac dans l'entrée pour consacrer mon être entier à ce repos bien mérité, à ce bébé bien sympathique qui ne me crée guère de misère...

ça va vous ?

mardi, avril 10 2012

my first

juste avant le bain !

n. est encore malade, bien évidemment, cela tombe à nouveau pendant notre semaine de vacances. Il n'en perd pas pour autant sa tchatche et son humour ! A midi, après avoir dégusté une bonne salade de fruits frais, il me demande " et maintenant, je peux manger quoi ? ", je lui propose bien simplement " un yaourt mon chéri ou des petits-suisses..", hum, après quelques secondes il me répond " non....je voulais dire euh...quelque chose de bon ! "

J'aime infiniment ces moments si natures mais si purs, si vrais que m'offre mon petit garçon.

J'aime infiniment ses petites mains, sa façon de me dire qu'il " me t'aime ", son besoin par moments de redevenir un bébé au creux de mes bras.

J'aime infiniment ses vêtements sales et ses poches pleines qui menacent la machine à laver, les bouts de bois, les cailloux, les papiers, les boutons, les bonbons que j'y trouve.

J'aime qu'il me raconte " avoir rêvé à Lola", " avoir dormi longtemps à l'école mais les yeux ouverts", sa façon de me demander un dessin-animé, en venant doucement secouer ma tête pour me faire dire oui, ou encore, quand il réclame un câlin soudainement indispensable après s'être fait grondé.

J'aime infiniment la douceur de ses cheveux et sa main qui les caressent constamment, déjà quand il était dans mon ventre...

J'aime quand il me dit " je sais le faire " et que j'arrête un instant de m'affairer pour le regarder grandir.

J'aime infiniment tous ses jouets qui trainent dans la maison et qui me rendent vite folle pourtant...

J'aime sa façon de choisir ses céréales dans les rayons du supermarché, sa préférence pour le jus de pomme, le temps qu'il prend pour goûter chaque chose avant de se lancer, sa prudence.

J'aime sa main dans la mienne, ses doigts qui lissent mes cheveux, et sa capacité à presque stopper ses bêtises quand il ressent ma fatigue.

J'aime infiniment sa présence quotidienne, sa tête qui dépasse quand le car s'engage sur le parking du village pour vérifier ma présence, sa façon de me raconter sa journée comme s'il avait quinze ans.

J'aime son besoin de jouer sur le parquet de la chambre préparée pour le bébé plus que dans sa chambre, sa façon à lui d'accueillir et d'apprivoiser toute cette nouveauté,

J'aime infiniment cette photo.....

mercredi, avril 4 2012

Douceur du matin

douceur du matin

Le temps file et avec lui ma disponibilité.

Mars fut riche pourtant, en rencontres, en bien-être, en moments précieux, doux, futiles, en photos, en lecture...

Et déjà avril, qui pointe le bout de son nez et m'apporte le nez qui coule, la gorge qui gratte, le baume au coeur, ce soleil le matin........ahlala !

J'ai fait des tas de choses et en même temps pas grand chose, mangé des crêpes délicieuses, mais sans boire de cidre, aie aie aie ; mis mes pieds dans le sable tiédit par les beaux jours ; vu mon fils prendre son premier "bain" de mer, une belle gamelle qui nous a fait bien rire !! ; dormi comme un bébé la plupart du temps ; mangé dans un restaurant avec une vue digne des Maldives ; eu une nouvelle voiture enfinnnnnnnn; commencé à trier les petits pyjamas , les gigoteuses, les bodys ; fais des balades ma main dans celle de mon homme ; revu une amie précieuse qui habite trop loin ; eu la grippe moi aussi en fait, et ça duré un sacré moment ; vu mon fils tomber amoureux et pas qu'un peu ; découvert la maman de l'amoureuse et je crois avoir gagné une nouvelle amie ; coupé les rosiers et ils repoussent tous à une allure folle ! ; arrêté de regarder la télé , pour passer des heures innombrables dans mon lit quand le ventre tire et que la journée doit prendre fin ; trouvé une nounou ; décidé de rester un peu à la maison m'occuper un peu de mes enfants ; été ravie de N. accepte ça et les conditions que tout cela implique ; dormi..beaucoup ;

Bref...tout va bien. J'attend que passent les quelques semaines de travail que j'ai encore à accomplir, et ensuite, un peu de répît enfin, de temps pour moi, me connecter à ce petit être que je porte, préparer tranquillement sa venue, nous préparer tous à un nouveau rythme, une nouvelle vie.

vendredi, mars 2 2012

Créer un cadre

lumière !

Tout m'échappe en ce moment.

Je ne sais pas à quoi m'accrocher, tout est une fuite en avant, chaque chose péniblement débutée est laissée en plan quelques minutes, heures, jours après. Je suis face à une immense plage, ne sachant quelle direction prendre, vers quel angle me tourner.

Aucune musique ne trouve grâce à mes yeux, il me manque toujours un ingrédient pour réaliser une recette de cuisine, au bout de cinq couleurs j'abandonne comme une enfant un mandala commencé pourtant avec grand espoir, la montagne de rangement à laquelle je pourrais consacrer mon temps me donne des aigreurs d'estomac, les pubs à la radio me font hurler intérieurement, j'ai faim et je suis écoeurée. Même ici, écrire, à quoi bon, je ne déverse que mon désarroi..Dois-je laisser cet endroit silencieux plutôt que lui rendre cet hommage triste ?

Heureusement, le soleil est revenu et sa douce chaleur est un énorme réconfort en ces jours d'errance. Le livre entamé est un trésor que je savoures et dont les 1100 pages ne sont que promesse de délice. J'ai une vague idée de ce qui me ferait du bien. Nous partons bientôt tous les trois quelques jours nous échapper, respirer, reprendre un peu d'énergie manquante. Je vais lister, cadrer, noter tout ce qu'il faudrait faire pour échapper à ce petit enfer. La maison prend des airs de chez-nous, N. a installé des tas de bricoles qui améliorent notre quotidien, lumières, radiateurs, stores, ce week-end il s'attaque au parquet. Heureusement la nouvelle voiture dans l'entrée, le chocolat dans le placard, les oiseaux qui pépient, mes soeurs...

Et puis hier soir; les crêmes à la vanille testées pour la première fois et elles étaient bonnes !! Et cette phrase sur le tableau " Là où sont posés mes pieds, je suis à ma place " Sagesse Amérindienne. Et mon petit garçon qui a grandi, tellement grandi ces derniers temps, avec qui les conversations deviennent riches, drôles, construites, si justes.

jeudi, mars 1 2012

Listening you

lire tranquille

Cette grossesse me change.
Je ne saurais dire si c'est en bien ou non. Juste je suis différente. Et j'ai la chance de m'en rendre compte.
Souvent, il faut l'intervention de membres extérieurs, d'amis ou de proches pour nous dire "mais qu'as tu ? tu as changé, tu n'es pas tout à fait la même ? "
Là, non, très simple, je n'ai absolument pas besoin des autres pour savoir que je ne suis pas la même. J'espère que ça ne va pas durer.

Je suis aux prises avec l'ambiguité de mes sentiments. J'ai envie d'écouter purement ce que me dicte mon corps et puis, puis; puis, non, souvent, je me rebiffe et n'accepte pas d'être si "autre", de penser si différemment, de vouloir autre chose.

Tout en moi réclame le calme. Le calme, le repos, le sommeil, le retrait, la mise en veille.
Rien en moi ne participe aux sollicitations extérieures, au partage.
Je n'ai pas envie d'être parmi d'autres, de discuter, il n' y a pas d'ouverture.

Ca me tracasse, je n'assume pas. Je me trouve tellement changée et pourtant, tout est là pour me dire, " ben c'est ainsi, accepte-le, tu as besoin de cette veille, de ce retrait, couve ton bébé."

Alors, que faire ? je décide d'accepter cette condition particulière que m'impose mon état finalement.
Tant pis si les autres ne comprennent pas. Tant pis, car au fond, je sais que cela ne va durer que peu de temps. Je décide d'accepter de ne penser qu'à moi et à ce bébé qui prend sa place. J'en ai besoin, nous en avons besoin tous les deux.

Faire confiance en la vie, accepter de ressentir, Je n'en ai pas pour autant perdu mon sourire, ma joie de vivre, mon empathie, ce qui fondamentalement me caractérise.

Juste j'ai envie de tenter de m'écouter complètement pour une fois.

Aller, zou, je file dans mon terrier.

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